Grand Site des Deux Caps - Le 18 Mai 2012 - 19h55
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Du haut de ses 20 mètres, cet obélisque qui domine le Blanc-Nez a été érigé en 1920 en souvenir des marins anglais et français de la patrouille de Douvres.Ces marins avaient pour mission de sécuriser le détroit du Pas-de-Calais par lequel transitaient les troupes et ravitaillement britanniques pendant la première guerre mondiale.
Un obélisque identique a été construit en 1921 sur la côte anglaise à Saint Margaret’s at Cliffe.
Une autre réplique, plus petite, existe également à l’ouest du parc de Fort Hamilton, à Brooklyn, aux États-Unis. Elle fut créée par Sir Aston Webb et érigée en 1931 pour rendre hommage à l’US Navy pour son action durant la première guerre mondiale.
La première pierre de l'obélisque de la Dover Patrol a été posée par le maréchal Foch le 26 janvier 1920, le monument a été inauguré le 20 juillet 1922 par le ministre de la Marine, puis une nouvelle fois en 1962.
Le monument d'origine a été détruit par l'armée allemande au cours de la deuxième guerre mondiale. Il a été reconstruit et inauguré en 1962. De juin à septembre 2007, le monument a bénéficié d'une restauration financée par le Département du Pas-de-Calais dans le cadre de l'Opération Grand Site. L'opération a nécessité l'intervention de véritables acrobates pour remettre en état ce grand obélisque.
"En mémoire perpétuelle de nos camarades français de la patrouille de Douvres
1914-1919
Ils sont morts afin que nous vivions.
Puissions nous être dignes de leur sacrifice.
En témoignage de la glorieuse coopération et de la franche camaraderie des marines française et britannique pendant la Grande Guerre"
Avant la grande mode des bains de mer, le Site des Deux Caps n’était pas une destination touristique. Les gens de la mer, pêcheurs et cueilleurs de coquillages menaient une vie rude.
C’est au milieu du XIXe siècle qu’arrive la mode des stations balnéaires. Le train qui dessert la côte amène les familles d’aristocrates et de bourgeois de Lille ou de Paris qui bâtissent de belles villas dans les garennes et dunes de notre littoral.
C’est ainsi qu’est née la commune de Wimereux, qui connaît un essor spectaculaire au début du siècle dernier.
La commune d’Ambleteuse a également de nombreuses villas en front de mer.
On en retrouve également quelques-unes sur Audresselles, Wissant et Sangatte-Blériot. On y trouve une digue promenade, des hôtels, un casino, de grandes villas au style éclectique et même exotique, à grand renfort de bow-windows et de balcons donnant sur la Manche. Ces maisons étaient autant bâties pour voir que pour être vu. Les façades sont décorées de frises, de faïences, de colombages peints, de balcons et de dentelles de bois ouvragé.
C’est sur la petite commune d’Audresselles que l’on trouve aujourd’hui le plus de petites maisons traditionnelles de pêcheurs.
Tout comme le paysan, le pêcheur habite une petite maison fonctionnelle, humble et sans prétention. De plein pieds, elle ne comporte que deux pièces, une salle à vivre et une chambre. Les combles servent à remiser les filets.
La façade blanche était passée au lait de chaux, le goudron servant à étanchéifier les flobarts servaient à protéger les sous-bassement. Les volets étaient en général peints en bleu, avec le reste de la peinture utilisée pour les flobarts, bateaux traditionnels.
Les vents violents (chargés du sel de la mer) ne permettent pas aux arbres et aux haies de se développer comme à l’intérieur des terres. Pour que le bétail se protège un peu du vent et pour marquer la propriété, le paysan érigeait des murs de pierre, souvent maçonnés pour clôturer ses parcelles.
On en retrouve de nombreux vestiges sur le site, surtout sur les communes d’Ambleteuse, d’Audresselles et d’Audinghen.
Le Site des Caps est aussi un espace où l’agriculture a toujours été présente et a façonné le paysage du site. C’est pour cela que cette campagne abrite de nombreuses anciennes petites fermettes, corps de ferme, nichés en fond de vallée.
La petite fermette boulonnaise est caractérisée par un grand toit en tuile rouge, d’une petite façade toute basse aux volets colorés. Sur le Site des Caps, elles sont souvent en pierre de pays, ramassées dans les carrières ou dans les champs environnants. Une caractéristique des ces anciennes maisons est la présence de "belles voisines", de jolies lucarnes avec un petit fronton en pierre.
On trouve également sur le site de nombreuses fermes à cour carrée, ornées d’un grand pigeonnier. À l'époque, plus le pigeonnier était grand, plus le propriétaire était riche.
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